« Au sein de l’Association Pompadour Label Rouge, nous voulons relancer cette variété menacée grâce à une idée unique : nous, les quatre producteurs de Pompadour, avons décidé de nous afficher sur les emballages et de créer un blog pour faire partager notre passion pour cette pomme de terre. Par cette démarche, nous nous engageons à cultiver un produit de qualité avec tout notre dévouement à cette variété. Peut-être prendrez-vous plaisir à découvrir notre métier et àpartager notre goût pour la culture de la Pompadour, en tous cas nous l’espérons.
Si vous souhaitez nous aider, si notre démarche vous a touché, supris ou intéressé, n’hésitez pas à partager avec nous votre avis et à nous envoyer vos idées. Pour cela, rien de plus simple : il suffit d’un petit mail à sauvonslapompadour@gmail.com ou d’un commentaire en bas de cet l’article.
Merci à Domitille pour les recettes, à Touquet Savour pour le conditionnement et la valorisation de notre production et enfin à Coline pour la rédaction de ce blog. »
Olivier, producteur de la Pompadour et président de l’Association Pompadour Label Rouge.
Photo du champ et interview du producteur
Dans la plupart des cas, la photo du producteur qui a cultivé les Pompadour que vous avez achetées apparaît sur l’emballage. Vous trouverez, de toutes façons, son nom à côté du code-barres. Sélectionnez son image ci-dessous et vous découvrirez son témoignage en vidéo, les photos de son champ et sa localisation en Picardie.
Sélectionnez le producteur de vos pommes de terre Pompadour:
Audouin a 63 ans et cultive ses Pompadour à Prouzel, un village situé à une cinquantaine de kilomètres de la mer. La Pompadour, il la connaît depuis toujours puisqu’il a même participé aux premiers essais de culture, avant son inscription officielle en 1992. Il en est donc un véritable expert et s’en dit « toujours aussi amoureux. » Excellent orateur, il se fait régulièrement la voix des pommes de terre rares et caractérisées qu’il aime à cultiver. Il peut ainsi œuvrer à la transmission de sa passion pour les variétés comme la Pompadour, dans l’espoir de préserver toujours les produits de terroir. Agriculteur depuis 1976, il se dit « le plus heureux des hommes. »
« Je suis le plus heureux des hommes »
Le champ d’Audouin en juillet
Audouin
Son champ de Pompadour. Cliquer sur l’image pour agrandir*
L’exploitation de Benoît dissimulée derrière la verdure
Benoît a 34 ans et cultive ses Pompadour à Revelles, à quelques kilomètres d’Amiens. Agriculteur par vocation familiale, il s’est associé à ses parents en 1997 et travaille avec eux dans la ferme d’Henneville. Le souci de l’environnement est ancré dans sa conception de l’agriculture depuis longtemps déjà. Son exploitation est d’ailleurs certifiée ISO 14001, une démarche volontaire et évolutive qui fixe des objectif à long terme principalement basés sur la protection de l’environnement mais aussi la gestion du personnel et de sa sécurité. Cela lui permet de s’investir dans des activités para-agricoles qui lui offrent une plus grande ouverture d’esprit : réunions de réflexion sur les démarches d’amélioration possibles (les « revues de terroir »), suivi administratif de chacune de ses actions…
« Chaque année est différente »
Quelquefois, Benoît a le sentiment de faire de « l’agriculture d’entreprise, » mais heureusement, « la nature [le] rappelle toujours au métier et à sa tradition ». Ce qui lui plaît dans son métier, c’est aussi le changement : « chaque année est différente et nous apporte un enseignement nouveau. Ce sont les contraintes qui font évoluer le métier. » Modeste et même un peu timide, il ne s’assoit par sur ses acquis et voit là, au contraire, une manière de s’améliorer : « il faut toujours se remettre en cause. »
Un regret ? Il aimerait pouvoir prendre le temps de présenter son métier « sans que cela soit réducteur, parce que le travail de la ferme ne s’évalue pas sur une courte période. »
Le champ de Benoît en avril
Benoît
Son champ de Pompadour. Cliquer sur l’image pour agrandir*
Olivier a 36 ans et cultive ses pommes de terre à Raray. Avec leurs 10 ha de Pompadour (ce qui n’est en réalité pas si grand), Olivier et ses trois associés se sont élevés au rang de plus gros producteurs de Pompadour. C’est donc tout naturellement qu’il a été élu Président de l’Association Pompadour Label Rouge : « c’est ma pierre apportée à l’édifice de la Pompadour. » Elevé dans l’exploitation de ses parents, et persuadé de vouloir devenir agriculteur depuis tout petit, il a néanmoins fait un rapide détour par le journalisme agricole.
« J’organise des dégustations, comme pour le vin »
Olivier aime le rapport au temps très fort de l’agriculture : depuis son champ, il « vit très fortement et brutalement les changements de saison et surtout d’heure. » Olivier suit ses Pompadour de l’état de plant jusqu’à son assiette puisqu’il est aussi un amoureux de cuisine. Il organise des « dégustations, comme pour le vin » pour ses amis, à qui il s’amuse à faire découvrir les différences entre variétés. D’ailleurs, « la Pompadour fait chaque fois l’unanimité. » Sa spécialité : ce sont de petites Pompadour plantées sur des pics et à tremper dans des sauces à l’apéritif. Il est fier de cultiver une « pomme de terre rare et noble à la saveur douce et sucrée » car « c’est un peu comme faire du champagne. » Il regrette que l’agriculteur soit systématiquement assimilé à un pollueur parce que « même s’il y a eu des excès dans les années 70, beaucoup d’efforts son aujourd’hui réalisés. Il faudrait faire redécouvrir ce qu’est le métier d’agriculteur. Les pommes de terre restent un produit de terroir, pas standardisé. »
Sa passion, c’est avant tout « des rencontres au fil de la vie » qui lui ont donné le goût de cultiver des pommes de terre rares bien que délicates, lui offrant « la satisfaction de bien faire son travail. »
Le champ d’Olivier en juin
Olivier
Son champ de Pompadour. Cliquer sur l’image pour agrandir*
Marc-Antoine a 39 ans et cultive ses Pompadour à Noyelles-sur-Mer, en bordure de la Baie de Somme. Communicatif, il aime les initiatives collectives. C’est d’ailleurs certainement pour cela qu’il travaille en association avec quatre de ses amis et cousins, dans une exploitation éminemment familiale et patrimoniale. Né dans le monde de l’agriculture, il a vu débarquer la Pompadour dans sa région en 1992, soutenue par « des passionnés qui s’acharnaient à cultiver des variétés rares pour des marchés de niche. » C’est ainsi qu’il s’est laissé tenter par l’idée, qu’il trouvait représentative de ce que devait désormais être la modernité en agriculture : « s’adapter, préserver la tradition et le goût plutôt que le productivisme. »
« J’aime travailler avec les hommes, les animaux et la nature »
Marc-Antoine se définit comme un « généraliste, spécialiste en rien » qui aime travailler avec les hommes, les animaux et la nature. Régulièrement, il prend d’ailleurs part à des initiatives visant à préserver la faune et la flore. Il fabrique des nids, construit des nichoirs et a notamment participé à la création de l’Asinerie du Marquenterre,une ferme pédagogique qui recense différentes races d’ânes. Il aime cultiver des pommes de terre parce que « rien n’est organisé : il y a toujours de nouvelles techniques et de nouveaux apprentissages » ; mais surtout : il se sent libre.
Ses Pompadour sont cultivées dans les sols sablonneux de la Baie de Somme, là où respirant l’air marin, elles attrapent, dit-il, « un goût de terroir. »
Le champ de Marc-Antoine (juin)
Marc-Antoine
Localisation de son champ. Cliquer sur l’image pour agrandir*