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Georges

L’amour que Georges porte à la terre est une longue histoire puisqu’elle puise sa source dans son enfance. Petit, il « s’efforçait d’obtenir de bonnes notes à l’école pour avoir le droit d’aller travailler à la ferme chez son oncle agriculteur durant l’été, au lieu de partir en vacances ». C’est donc tout naturellement qu’il s’est orienté, quelques années plus tard, vers l’agriculture. Après avoir passé une dizaine d’années dans le service agronomie d’une entreprise agroalimentaire, Georges a décidé de revenir à ses premières amours : il a enfilé une paire de bottes et pris en charge la gestion d’une ferme.

Dans cette exploitation atypique, Georges cultive des céréales et de très nombreux produits maraîchers, parmi lesquels une multitude de variétés de pommes de terre. Il apprécie beaucoup la culture des légumes pour leur technicité, les contraintes qui apportent de la nouveauté, le soin à apporter au produit pour mener sa culture à bien. Il aime particulièrement cultiver des variétés rares et démarrer de nouveaux légumes qui le poussent à se documenter, se former, se remettre en question.

C’est aussi par défi qu’il s’est lancé dans la culture de la Pompadour, une variété dont il pensait initialement qu’elle ne s’épanouirait pas dans ses terres. Finalement, il lui a trouvé une place de choix, qui correspond très bien à ses besoins.

Georges a une vision moderne de l’agriculture, loin des clichés « qui ne correspondent pas aux nombreux visages de l’agriculture ». Pour lui, son métier est connecté à la réalité du monde. D’ailleurs, depuis son champ, Georges trouve essentiel de penser au plaisir des consommateurs.

« Il ne faut jamais oublier qu’on fait des produits qui vont être mangés »

Dans une région rurale, « où la culture des légumes (et notamment de la pomme de terre et de l’endive) ont des rôles économiques très importants », il est fier de faire vivre d’autres personnes, et de « tisser des liens avec les habitants des alentours, les agriculteurs en retraite qui viennent voir comment on travail aujourd’hui, les enfants et leurs pères qui s’arrêtent pour regarder la moisson, les groupes scolaires qui viennent visiter, les apprentis qu’on forme et à qui ont transmet des valeurs, les glaneurs qui passent après la récolte... ».

En fait, Georges a à cœur de penser son métier en lien avec les autres et avec la nature, dans chacun de ses aspects. Il mène aussi différentes actions environnementales et agronomiques, en particulier pour économiser l’eau de l’arrosage (bilan hydrique, entretien de plans d’eau, techniques d’arrosage spécifique…). Pour protéger les animaux, dont il connaît bien les habitudes de vie et les comportements, il adapte ses méthodes de travail, et plante des haies, des arbres, des bandes enherbées, ou encore des jachères apicoles.